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ENERGIES_RENOUVELABLES : POURQUOI PAS MAINTENANT?
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ENERGIES_RENOUVELABLES : POURQUOI PAS MAINTENANT?

VIP-Blog de energiesrenouvelables
  • 9 articles publiés
  • 1 commentaire posté
  • 2 visiteurs aujourd'hui
  • Créé le : 15/09/2005 22:14
    Modifié : 18/07/2006 07:22

    Garçon (23 ans)
    Origine : PARIS
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    ENERGIES RENOUVELABLES :

    16/09/2005 00:11




           
    Didier Lenoir, promoteur des énergies renouvelables, dénonce les blocages
    étatiques : « EDF-GDF est devenu un Etat dans l’Etat »
    Didier Lenoir est président du Comité de liaison des énergies renouvelables, une
    association qui rassemble de nombreux acteurs de la filière. Il s’insurge contre
    les freins apposés au développement des sources d’énergie « vertes ». Selon lui, l’Etat a été absent des questions énergétiques depuis 1986.
    Les sociétés nationales comme EDF-GDF en ont profité pour devenir des Etats dans
    l’Etat, employant tous les moyens pour empêcher le développement de sources
    d’énergie qu’elles ne contrôleraient pas. Avec cette loi, le gouvernement avait
    deux objectifs : construire le réacteur EPR et changer le statut d’EDF-GDF.
    Résultat, la politique énergétique de la France se définit dans des discussions
    avec des syndicats. Le reste n’est qu’un discours associé à des mesures très
    secondaires.Un exemple. A Fresnes (Val-de-Marne), quand il a été question de raccorder la
    prison au réseau de chaleur géothermique, les commerciaux de Gaz de France ont
    tout fait pour empêcher le projet. Allant jusqu’à proposer d’aider la mairie à
    développer l’un de ses parcs d’activités. Il a fallu cinq ans de bataille, et la
    menace du maire de raconter son histoire à ses 36 000 collègues pour que le
    projet aboutisse. Quand un client envisage de mettre un chauffe-eau solaire, on
    vient lui conseiller le gaz ou un ballon électrique. Parfois, des utilisateurs
    de géothermie sont démarchés pour passer au gaz naturel, qui rejette des gaz à
    effet de serre ! On ne compte plus les opérations de développement d’énergies
    renouvelables, aidées par l’Agence de l’environnement et de la maîtrise de
    l’énergie, qui ont capoté à cause de propositions commerciales d’EDF-GDF.
    Que faudrait-il changer ?
    D’abord, modifier les conditions de raccordement au réseau électrique. EDF
    choisit le calendrier et fixe le prix dans une opacité totale. Un particulier,
    une entreprise ou une collectivité ne peuvent pas faire jouer la concurrence.
    Résultat, on atteint des coûts invraisemblables, bien plus élevés qu’à
    l’étranger. Pour une installation d’électricité solaire, le coût de raccordement
    au réseau varie, suivant les projets, dans une fourchette de un à cinq...
    Il faut redonner le pouvoir aux collectivités. Les énergies renouvelables sont
    des énergies locales. Ce ne sont ni l’Etat ni les entreprises nationales qui
    pourront les développer. Leurs employés croient sincèrement représenter le
    service public. Ils ne pratiquent pas la machination ; leur comportement relève
    de l’ignorance. Il faut penser et agir autrement. Pourquoi faut-il entre deux et
    quatre ans pour qu’un agriculteur parvienne à construire une éolienne dans son
    champ ?
    Les obstacles aux énergies renouvelables ne seraient donc pas économiques ?
    Ni économiques, ni techniques. Le principal obstacle est l’organisation des
    pouvoirs et des modes de prise de décision sur l’énergie. L’arrivée de la
    concurrence ne changera rien, du moins à court terme. Les géants vont se ruer
    pour s’assurer un maximum de parts de marché. Le problème des énergies
    renouvelables ne sera pas de se développer, mais de survivre.

     Enfin,le développement des énergies renouvelables est clairement lié aux mesures
      politiques prises pour les soutenir principalement tarifiant l'électricité en
      tenant compte du coût environnemental de sa production.

    Vous pouvez suivre mon engagement sur mon nouveau < blog homo economicus. Merci



    Commentaire de Pascal (18/09/2005 21:26) :

    Je trouve ce blog très actuel et très bien fait.les articles sont très pertinents et très simples à comprendre.C'est d'ailleurs un peu étonnant que ça soit un blog.bon courage energiesrenouvelables.





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    LES ENERGIES RENOUVELABLES :

    15/09/2005 23:52



    Les énergies renouvelables : présentation


      Problématique


        Les énergies renouvelables sont des énergies dont la source est illimitée et
      non polluante et dont l'exploitation cause le moins de dégâts écologiques,
      c'est à dire:  l'ensoleillement, le vent, le mouvement de l'eau dans les cours
      d'eau ou les mers, les matières organiques et la chaleur des entrailles de la
      terre (les spécialistes ne s'accordent pas tous sur la renouvelabilité de la geotermie. Cependant, le pétrol , source traditionnelle d'énergie pose de nombreux problèmes :
      Les stocks sont en quantité limitée, elles sont épuisables. Or la
      consommation de ces énergies ne cesse de croître, les rendant de plus en plus
      difficile et coûteuses à exploiter, ce qui en augmente les prix. Ainsi, des
      ressources qui étaient peu rentables avant le deviennent (comme l'exploitation
      pétrolière off shore) et la recherche d'innovations techniques est stimulée.
      Alors que les énergies renouvelables sont par définition quasi
      inépuisables et présentes abondamment.
      Pour autant, les réserves d'énergies fossiles sont encore importantes : 30 ans
      pour le pétrole, 60 ans pour le gaz et 400 ans pour le charbon en 2004. Nous
      noterons qu'il existe de nombreuses estimations parfois contradictoires sur
      les réserves de pétrole faisant varier les chiffres entre 30 à 200 ans...
      Leurs gisements sont géographiquement limités puisque le Moyen orient détient
      environ 70% des réserves connues de pétrole, et les pays de l'ancienne Europe
      de l'Est, de l'ancienne URSS et du Moyen orient détiennent 80 % des réserves
      connues de gaz. Ce qui engendre une tension sur les prix et une insécurité sur
      l'approvisonnement.
      De surcroît, selon D. Losman, les Etats-Unis dépensent de "30 à 60 milliards
      de dollars chaque année pour assurer la sécurité des réserves de pétrole du
      Moyen Orient, alors que ses importations en provenance de cette région se sont
      montées à 10 milliards de dollars seulement par an entre 1992 et 1994"  
      Le premier choc pétrolier de 1973 a incité les pays industrialisés (les plus
      gros consommateurs de pétrole) à se tourner vers des énergies alternatives.
      "Mais cela s'est fait, notamment en France, au profit d'une autre énergie
      fossile, et donc non renouvelable : le nucléaire, c'est ce que l'on appelle,
      en économie, l'effet de verrouillage technologique." (M.Baudry, faculté de
      sciences économiques de Rennes 1,).
      L'accroissement important de la demande de pays comme la Chine (x3 en 2 ans),
      la vétusté des infrastructures des pays de l'OPEP (notamment en Arabie
      Saoudite) et les tensions géopolitiques (conflits en Irak, ...) accroissent la
      tension sur le prix du pétrole (jusqu'à 80 dollar actuellement).
      L'insuffisance de l'offre pourrait être une cause majeure de tension voire
      d'apparition d'un 3ème choc pétrolier.
      Les combustibles fossiles contribuent massivement au réchauffement progressif
      de la Terre par le phénomène de "l'effet de serre" à cause du CO2 que leur
      combustion rejette dans l'atmosphère tout en la polluant. Par exemple, suite
      aux accords de Kyoto, l'Allemagne est parvenue à elle seule à économiser
      quelque 50 millions de tonnes de CO2 (BMU, 2004).
      La crainte de l'énergie nucléaire, de ses déchets et les risques de
      prolifération des armes nucléaires. D'autant plus que les programmes
      nucléaires devant prendre le relais des réacteurs classiques s'avèrent couteux
      et complexes.
      Les sources conventionnelles d'énergie présentent des risques de catstrophes
      majeures : fuites radioactives, explosions de gazoducs...
      Il y a permanence et aggravation du non-développement économique et social de
      pays et régions qui ne peuvent avoir accés à des formes modernes d'énergies,
      notamment l'électricité (environ deux milliards de personnes n'y ont pas
      accès). Les investissements pour y parvenir sont trop lourds et
      l'approvisionnement de tels systèmes en énergies fossiles importées ménerait
      ces pays à une dépendance énergétique inacceptable. Or, l'utilisation
      d'énergies renouvelables assure une gestion intelligente des ressources tout
      en développant l'emploi local. Ceci est également valable pour les pays
      industrialisés comme l'Allemagne où 135 000 nouveaux emplois sont issus des ER
      (BMU, 2004).
    Ces principales constatations ont conduit à un accroissement des recherches vers
    les énergies dites renouvelables qui utilisent des flux inépuisables d'énergies
    d'origine naturelle (soleil, vent, eau, croissance végétale...)
    Pour autant, ces énergies de l'avenir ne couvrent encore que 20% de la
    consommation mondiale d'électricité avec l'hydroélectricité qui représente 92,5%
    de l'électricité issue des ER (biomasse 5,5%, géothermie 1,5%, éolien 0,5% et le
    solaire 0,05 %).

    L'utilisation de ces énergies n'est pas récente (moulins, feu de bois...) et nous présenterons ici uniquement
    celles qui sont virtuellement inépuisables, très peu polluantes et qui
    bénéficient d'avancées technologiques et de processsus de développement depuis
    les années 70.

    A ce titre, nous distinguerons l'énergie solaire, l'énergie éolienne, l'énergie, les énergies liées à la biomasse, le biogaz, les biocarburants et la
    géothermie.
     






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    L'ENERGIE EOLIENNE

    15/09/2005 23:16

    L'ENERGIE EOLIENNE


    Energie éolienne

    ll
    Comment ça marche ?
     
      Une éolienne transforme l'énergie cinétique du vent en énergie mécanique.
      Soit cette énergie est utilisée directement comme dans les éoliennes de
      pompage ou les anciens moulins à vent (essentiellement pour moudre le grain).
      Soit elle est transformée en électricité via une génératrice. Dans ce cas, on
      parle d'aérogénérateurs.
      Deux utilisations différentes sont possibles:
      La principale est le couplage de l'aérogénérateur sur le réseau. C'est la
      filière où, jusqu'à présent, le plus de recherches et d'expériences ont été
      réalisées car c'est la plus performante.
      La seconde est l'utilisation de l'installation en tant que groupe électrogène
      éolien. Dans ce cas, on vise surtout les régions isolées.

      Historique
    :
       La propulsion d'embarcations au moyen de voiles a peut-être été la première
      utilisation de l'énergie éolienne. On sait que les Sumériens connaissaient
      déjà en 3500 ACN les voiles de toile.
      Les premières machines à vent, elles, datent de l'Antiquité. Les premiers
      moulins éoliens étaient,  eux aussi, munis de voiles tendues. Ils apparaissent
      au 7e siècle en Perse sur les plateaux de la province du Seitân. Ils
      consistaient en une roue à aubes à axe vertical entraînant directement une
      meule. Le premier niveau du bâtiment comprenant la roue à aubes était ouvert
      aux vents dominants. La meule, axée sur la roue, était placée au deuxième
      niveau .
      Ce n'est qu'en 1105 que sont mentionnés pour la première fois en Europe les
      moulins à vent: une bulle papale autorise l'abbé de Savigny à installer des
      moulins à vent dans les diocèses de Bayeux, Coutances et Evreux.
      Début 13e siècle, les moulins à vent sont répandus dans presque toute l'Europe
      et particulièrement aux Pays-Bas où ils étaient utilisés pour créer des
      polders. Ces moulins devaient être fixes ou sur pile avec tout le corps
      pivotant pour faire face aux vents changeants.
      Fin 14e siècle apparaît le moulin à calotte pivotante. Dès lors, il ne fallait
      plus bouger que la partie supérieure du moulin pour faire face aux vents
      changeants.
      Jusqu'au 19e siècle, les moulins éoliens ne connurent plus d'innovations
      déterminantes si ce n'est dans les systèmes de régulation.
      Fin des années 1870, le Nord-américain Start Perry conçoit un aéromoteur qui
      connaîtra le succès dans les exploitations agricoles aux fins de pompage et
      drainage. La roue (de 1 à 3 m de diamètre) de ce moulin, dotée de 100 à 150
      ailettes, entraînait, par l'intermédiaire d'un vilebrequin, un pompe à piston.

      Quelques années plus tard, ce type d'éolienne fut couplée à des générateurs
      d'électricité et deviendra ainsi un aérogénérateur.
      En 1927, le Français G. Darrieus brevète une éolienne muni d'un rotor bipale à
      axe vertical de 20 m de hauteur et 10 kW de puissance.
      Actuellement, la majorité des éoliennes sont munies de rotor bipale, parfois
      tripale, à axe horizontal.
    ... Menu ...
      Le vent

      D'où vient son énergie et de quoi est-elle faite?
      Du Soleil au vent
      Entre les pôles et l'équateur, le Soleil réchauffe le globe terrestre de
      manière fort inégale. Les écarts de température qui en résultent provoquent
      des différences de densité des masses d'air qui se traduisent par des
      variations de pression atmosphérique. Dès lors se crée un vaste mouvement des
      masses d'air des zones à haute pression vers les zones à basse pression. C'est
      ce mouvement qui constitue le phénomène général des vents à la surface de la
      planète.
      Mais la façon dont les vents s'orientent localement aux quatre coins de la
      planète obéit encore à d'autres lois très complexes de la dynamique des
      fluides, aux forces physiques résultant de la rotation de la Terre (force de
      "Coriolis"), à la présence des océans et des continents et de leur reliefs
      respectifs. Ceci qui explique la très grande variété des vents dominants qui
      caractérisent les diverses régions et climats du globe, selon les latitudes et
      longitudes.
      Le vent est donc une masse d'air en mouvement qui transforme l'énergie
      thermique que cette masse a retiré du rayonnement solaire en énergie
      cinétique. Deux paramètres essentiels caractérisent donc le vent. Le premier,
      déterminant quant à la quantité d'énergie qu'il est susceptible de fournir,
      c'est sa vitesse, et le second, c'est la direction de son déplacement.
      Le premier problème que pose la récupération de cette énergie gratuite et
      souvent abondante, c'est son instabilité. Certes, les données climatiques
      permettent, pour une région donnée, de définir le régime des vents dominants
      et leurs vitesses "moyennes" avec une bonne approximation sur l'année, ou même
      sur les saisons. A titre indicatif, pour la Belgique, la vitesse moyenne
      annuelle du vent à 10 mètres du sol est de 6,2 mètres par seconde au littoral,
      de 3,6 m/s à l'intérieur du pays et de 4,4 m/s sur le plateau ardennais.
      Mais il va de soi que cette donnée statistique est totalement insuffisante
      pour déterminer les caractéristiques auxquelles doit répondre une éolienne en
      un endroit précis. D'abord, parce que ces moyennes dissimulent les sautes
      d'humeur extrêmes que peut connaître le vent, que ce soit sous forme de calme
      plat persistant, de variations incessantes ou encore de rafales d'une violence
      rare.
      De plus, la vitesse et la direction peuvent être fortement influencées par les
      conditions locales du lieu d'implantation, notamment le relief et les
      obstacles avoisinants. Ceux-ci peuvent créer des turbulences importantes.
      Avant toute décision d'installation, une étude approfondie de ces conditions
      particulières s'impose.
    ... Menu ...
     
      Conditions d'implantation d'éoliennes

      L'éolienne devra être :
        située sur un plateau ou une colline à pente faible (la vitesse du vent
        augmente avec la hauteur);
        sur une surface dégagée et régulière, à une distance suffisante (100 mètres
        au moins) des obstacles naturels (arbres, dénivellations,) ou artificiels
        (maisons, murs, poteaux).
        Ces obstacles créent, au vent et sous le vent, des turbulences qui
        perturbent considérablement la rotation régulière des pales de l'éolienne et
        peuvent provoquer, après une courte période d'utilisation, la destruction de
        la machine;
        orientées vers les vents dominants (d'où l'intérêt de mesurer, outre la
        vitesse du vent, sa direction).
    ... Menu ...
     
      Situation contemporaine
      En 2002, la capacité de production d'énergie éolienne en Europe a atteint 23
      056 MW, dont 12 001 en Allemagne ; 4 830 en Espagne et 2 880 MW au Danemark.
      L'éolien a " le vent en poupe " (eh oui !) : 33 % d'augmentation de 2001 à 2002
       
      
      Réalisations contemporaines
       
        Pour produire de l'électricité
        En Europe, ce sont les Danois qui furent à la pointe des réalisations à
        l'origine de la vague éolienne, les Hollandais les ont suivis puis les
        Allemands.
        Aujourd'hui, ce sont les Allemands qui ont ravi la première place pour la
        production d'électricité éolienne avec notamment l'éolienne tri-pales
        ENERCON (1993) de 40 m. de diamètre qui peut produire 1/2 MW.!
        Fin 1994, l'éolien européen couvrait les besoins en électricité d'environ 3
        millions de personnes. 
         

     


    A

     

    En 2010, la France a pour objectif de déployer une puissance installée comprise
    entre 7 000 et 14 000 MW. Or, début 2002, nous en étions à seulement 100 MW...
    Or, rappelons que la France dispose du meilleur gisement éolien d'Europe après
    le Royaume-uni.

    Les réalisations actuellement en service grâce au programme EOLE 2005 sont :
    Donzère (Rhône-Alpes), Widehem (Pas-de-Calais), Goulien et Plouarzel (Bretagne),
    Portel-des-Corbières, Sigean et Souleilla Treilles (Languedoc-Roussillon),
    Torricella Ersa et Pietraggine Rogliano (Corse), Bouin (Vendée) et Petit Canal
    (Guadeloupe).
    Les éoliennes hors EOLE 2005 : Port-la-Nouvelle et Sallèles-Limousis (Aude) et
    Canal des Dunes (port autonome de Dunkerque - Nord) > Une éolienne de 2500 kW en
    quelques chiffres : hauteur de la tour : 80 m
      ongueur de pales : 38,8 m
      surface balayée : 5000 m2
      vent de démarrage : 4 m/s
      vent d'arrêt : 25 m/s
      poids de la nacelle : 83 tonnes (+ rotor - moyeu : 36 tonnes)
      poids de la tour : 180 tonnes
      Production annuelle : jusqu'à 3 millions de kWh, soit environ la consommation
      de 700 foyers.

    Depuis 2003, la Wallonie offre un système de certificats verts.Cette initiative est sans doute une des raisons du décollage
      spectaculaire de l'éolien dans cette région. Selon une directive européenne,
      la Belgique doit, d'ici 2010, produire au moins 6% de son électricité à base
      d'énergie renouvelable.






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    GEOTERMIE

    15/09/2005 22:50

    GEOTERMIE


    La géothermie


      IntroductionL'essentiel de la chaleur dégagée par la Terre provient de la
    radioactivité. C'est l'énergie nucléaire produite par la désintégration de
    l'uranium, du thorium et du potassium.
    Ce flux géothermique est si faible à la surface du globe qu'il ne peut être
    directement capté et en réalité on exploite la chaleur accumulée, stockée dans
    certaines parties du sous-sol (nappes d'eau).
    Cette eau est alors captée au moyen de forages.On véhicule ainsi la chaleur
    emmagasinée vers la surface pour l'exploiter. Le flux géothermique est
    particulièrement intense sur toute la côte ouest de l'Amérique, sur la côte est
    de l'Asie, ainsi que sur la "ceinture de feu" qui borde l'océan pacifique.
    Les caractéristiques du fluide géothermique extrait (température, composition)
    dépendent de celles de la formation géologique. Il en résulte une multiplicité
    de techniques et de modes de valorisation. C'est pourquoi on distingue plusieurs
    types de géothermie et deux filières en fonction des technologies utilisées et
    de leurs applications.                                             
    Centrale géothermique, Islande
    Crédit : Hattori, Eiji (UNESCO) > La filière producion d'électricité cette
    filière concerne la géothermie haute énergie. La première centrale géothermique
    a été construite en 1904 sur le site de Larderello en Italie.
    A la fin de l'année 2002, la capacité géothermique installée dans le monde pour
    la production d'électricité était de 8356 MWe, en progression de 382 MWe par
    rapport à 2000 soit une augmentation de 4,8% (EurObserv'ER, août 2003)

    Evolution de la capacité géothermique installée dans le monde pour la production
    d'électricité en MWe

    Pour la France, la capacité géothermique du site de bouillante en Guadeloupe (21
    GWh produits en 2002) devrait très prochainement passer à 15,3 MWe avec la mise
    en service en 2004 de Bouillante II (11 MWe supplémentaires). > La technologie
    du cycle binaireMise au point au début des années 80, le principe de production
    binaire d'électricité géothermique est d'utiliser l'eau des nappes aquifères
    pour chauffer un fluide intermédiaire (isobutane, isopentane, ammoniac) dont la
    propriété est de se vaporiser à une température inférieure à celle de la nappe.
    Il est donc possible de produire de l'électricité via cette vapeur pour des
    températures d'eau avoisinant les 100°C. Cette technologie devient l'un des
    systèmes les plus diffusés dans le monde. > La géothermie basse énergie

    Chauffage d'une serre par géothermie
    Crédit : ADEME Les ressources géothermales dites de "basse énergie" se
    caractérisent par une température comprise entre 30 et 150 °C. Elles se
    rencontrent normalement à une profondeur moyenne de 1 000 à 2 500 m dans des
    formations rocheuses et perméables remplies d'eau, situées principalement dans
    des bassins sédimentaires de très grandes dimensions. Cependant, certaines
    nappes sont situées à moins de 100 mètres de profondeur mais leur température
    n'excède alors guère 30°C. L'eau chaude peut être envoyée directement dans les
    radiateurs lorsqu'elle est suffisamment pure et à des conditions de températures
    adéquates, sinon on utilise des pompes à chaleur géothermales (PACG).
    On distingue également :
      la géothermie sur nappe, avec deux forages sur une nappe phréatique à 8-10 m
      de profondeur
      le système rateau : des câbles sont enterrés horizontalement à faible
      profondeur (0,6 à 1,2 m) pour capter le rayonnement solaire qui chauffe le
      sol. On estime la surface nécessaire de 1,5 à 2 fois la surface habitable pour
      chauffer sa maison individuelle, ce qui implique donc un grand terrain.
    Enfin, les coûts de fonctionnement sont extrêmement bas : de 0,3 à 0,6 centimes
    d'euros le kw par h.

    Domaines d'applications :

    chauffage de logements, de bâtiments (60 à 80°C), serres (30°C), piscicultures
    (30°C), élevages d'animaux, séchage de produis agricoles, mise hors gel des
    routes (serpentins d'eau chaude sous le bitume à 30°C), climatisation ou
    réfrigération...

    La géothermie "moyenne énergie"Elle exploite des
    gisements d'eau chaude sous pression dont la température est comprise entre 90°
    et 180°C. Ces gisements peuvent se trouver : dans des contextes géologiques
    propres à des profondeurs inférieures à 1000 m ou bien dans les bassins
    sédimentaires entre 2000 et 4000 m. > La géothermie haute énergieElle exploite
    des gisements de vapeur sèche ou humide (mélange eau + vapeur) à des
    températures supérieures à 150 K, en général à des profondeurs de 1500 m à 3000
    m dans des zones de volcanisme ou de frontières de plaques où la géothermie est
    particulièrement intense. Cette ressource peut parfois se trouver à quelques
    centaines de mètres dans les zones anomaliques (limites de plaques).
    Par exemple, l'usine de Bouillante en Guadeloupe pompe l'eau et la vapeur
    chauffée à 240°C par le Volcan de la Soufrière pour produire de l'électricité.
     
     






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    BARRAGE DE MANANTALI AU MALI

    15/09/2005 22:46

    BARRAGE DE MANANTALI AU MALI


        Qu'est-ce que c'est?

      En bref :

      L'énergie hydraulique résulte du mouvement de masses d'eau coulant le long des pentes naturelles.
      Pour pouvoir transformer cette énergie en travail utile, il est nécessaire de la concentrer, soit en tirant parti de chutes naturelles, soit par l'aménagement d'un barrage de manière à obtenir une hauteur de chute et un débit suffisant pour installer une centrale.
        
          

        Projet Régional Energie de Manantali
                  
      Coût total du projet : 433 millions $ EU (259,8 milliards de FCFA
                        
              
                              
            Contexte

          La situation énergétique au Mali se caractérise par l'absence de
          ressources pétrolières, la sous-exploitation du potentiel hydroélectrique
          existant, l'épuisement progressif des ressources forestières et la faible
          utilisation des énergies nouvelles et renouvelables. L'objectif spécifique
          du Gouvernement, relativement aux Énergies Nouvelles et Renouvelables
          (ENR), est d'accroître le taux de desserte de la population en électricité
          de 7 % en 1995 à 23 % en 2007, visant ainsi toute la population urbaine et
          les 3 % de la population rurale vivant à proximité des réseaux
          électriques. Les 77 % restants de la population rurale bénéficieront des
          énergies nouvelles et renouvelables pour la satisfaction de leurs besoins
          énergétiques.

          Objectifs

          Le barrage de Manantali représente un projet majeur, ayant pour but la
          mise en valeur de plusieurs centaines de milliers d'hectares de terrain
          par irrigation artificielle. Pendant la période des pluies, les eaux seront retenues dans le réservoir
          pour permettre un débit minimal de 100 à 200m3/sec., selon le scénario de
          gestion arrêtée dans le fleuve. C'est ainsi que le barrage rendra possible
          l'exploitation agricole aux riverains des fleuves Bafing et Sénégal et, en
          même temps, la navigabilité du fleuve Sénégal entre St-Louis et Kayes
          pendant toute l'année. En outre, le projet vise à :
          développer le potentiel énergétique du barrage de Manantali déjà
          construit, un bénéfice économique et financier pour contribuer à la
          satisfaction des besoins des trois Etats et, asseoir les bases d'un
          développement énergétique sous-régional ;
            consolider la coopération et la coordination entre les trois pays
            membres (Mali, Mauritanie et Sénégal) de l'Organisation pour la mise en
            valeur du fleuve Sénégal (OMVS) ; et
            mettre en place une organisation efficace pour faire fonctionner les
            équipements communs et établir des procédures de sécurité et de
            protection environnementale.

          Description

          Le projet comporte les composantes suivantes :
            construction d'une centrale, consistant en cinq unités (40 MW chacune)
            et du poste élévateur correspondant, sur le site du barrage de
            Manantali, y compris les travaux de génie civil, l'acquisition de
            matériels et la prestation de formation et de services conseils ;
            une ligne de transport de 225 kV reliant Manantali à Bamako à travers
            les nouveaux postes de Kita, de Kodialani et le poste terminal de l'EDM
            Sirakoro (322 km) ;
            une ligne de transport de 225 kV reliant Manantali au poste SENELEC de
            Sakal au Sénégal à travers les nouveaux postes de Kayes, Matam, Dagana
            et Sakal (820 km) ;
            une ligne de transport de 225 kV reliant Dagana à Rosso et Nouakchott
            (au poste SONELEC) en Mauritanie (226 km) ;
            et une ligne de transport de 90 kV reliant Matam et Kaédi (87 km) ;
            un centre de conduite à Manantali (dispatching) ;
            une liaison par fibres optiques sur l'ensemble du réseau HT pour la
            télégestion de l'exploitation du système énergétique.
          Principaux Résultats atteints
            Les nouveaux poste de Kita, Kodialani et le poste terminal de Sirakoro
            ont été receptionnés.
            Les travaux de construction des postes de Kayes, Matam, Dagana et Sakal
            débuteront incessamment.
     
                

     

     

     






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