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ENERGIES RENOUVELABLES :
16/09/2005 00:11
Didier Lenoir, promoteur des énergies renouvelables, dénonce les blocages étatiques : « EDF-GDF est devenu un Etat dans l’Etat » Didier Lenoir est président du Comité de liaison des énergies renouvelables, une association qui rassemble de nombreux acteurs de la filière. Il s’insurge contre les freins apposés au développement des sources d’énergie « vertes ». Selon lui, l’Etat a été absent des questions énergétiques depuis 1986. Les sociétés nationales comme EDF-GDF en ont profité pour devenir des Etats dans l’Etat, employant tous les moyens pour empêcher le développement de sources d’énergie qu’elles ne contrôleraient pas. Avec cette loi, le gouvernement avait deux objectifs : construire le réacteur EPR et changer le statut d’EDF-GDF. Résultat, la politique énergétique de la France se définit dans des discussions avec des syndicats. Le reste n’est qu’un discours associé à des mesures très secondaires.Un exemple. A Fresnes (Val-de-Marne), quand il a été question de raccorder la prison au réseau de chaleur géothermique, les commerciaux de Gaz de France ont tout fait pour empêcher le projet. Allant jusqu’à proposer d’aider la mairie à développer l’un de ses parcs d’activités. Il a fallu cinq ans de bataille, et la menace du maire de raconter son histoire à ses 36 000 collègues pour que le projet aboutisse. Quand un client envisage de mettre un chauffe-eau solaire, on vient lui conseiller le gaz ou un ballon électrique. Parfois, des utilisateurs de géothermie sont démarchés pour passer au gaz naturel, qui rejette des gaz à effet de serre ! On ne compte plus les opérations de développement d’énergies renouvelables, aidées par l’Agence de l’environnement et de la maîtrise de l’énergie, qui ont capoté à cause de propositions commerciales d’EDF-GDF. Que faudrait-il changer ? D’abord, modifier les conditions de raccordement au réseau électrique. EDF choisit le calendrier et fixe le prix dans une opacité totale. Un particulier, une entreprise ou une collectivité ne peuvent pas faire jouer la concurrence. Résultat, on atteint des coûts invraisemblables, bien plus élevés qu’à l’étranger. Pour une installation d’électricité solaire, le coût de raccordement au réseau varie, suivant les projets, dans une fourchette de un à cinq... Il faut redonner le pouvoir aux collectivités. Les énergies renouvelables sont des énergies locales. Ce ne sont ni l’Etat ni les entreprises nationales qui pourront les développer. Leurs employés croient sincèrement représenter le service public. Ils ne pratiquent pas la machination ; leur comportement relève de l’ignorance. Il faut penser et agir autrement. Pourquoi faut-il entre deux et quatre ans pour qu’un agriculteur parvienne à construire une éolienne dans son champ ? Les obstacles aux énergies renouvelables ne seraient donc pas économiques ? Ni économiques, ni techniques. Le principal obstacle est l’organisation des pouvoirs et des modes de prise de décision sur l’énergie. L’arrivée de la concurrence ne changera rien, du moins à court terme. Les géants vont se ruer pour s’assurer un maximum de parts de marché. Le problème des énergies renouvelables ne sera pas de se développer, mais de survivre.
Enfin,le développement des énergies renouvelables est clairement lié aux mesures politiques prises pour les soutenir principalement tarifiant l'électricité en tenant compte du coût environnemental de sa production.
Vous pouvez suivre mon engagement sur mon nouveau < blog homo economicus. Merci
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Commentaire de Pascal (18/09/2005 21:26) :
Je trouve ce blog très actuel et très bien fait.les articles sont très
pertinents et très simples à comprendre.C'est d'ailleurs un peu
étonnant que ça soit un blog.bon courage energiesrenouvelables.
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LES ENERGIES RENOUVELABLES :
15/09/2005 23:52
Les énergies renouvelables : présentation
Problématique
Les énergies renouvelables sont des énergies dont la source est illimitée et non polluante et dont l'exploitation cause le moins de dégâts écologiques, c'est à dire: l'ensoleillement, le vent, le mouvement de l'eau dans les cours d'eau ou les mers, les matières organiques et la chaleur des entrailles de la terre (les spécialistes ne s'accordent pas tous sur la renouvelabilité de la geotermie. Cependant, le pétrol , source traditionnelle d'énergie pose de nombreux problèmes : Les stocks sont en quantité limitée, elles sont épuisables. Or la consommation de ces énergies ne cesse de croître, les rendant de plus en plus difficile et coûteuses à exploiter, ce qui en augmente les prix. Ainsi, des ressources qui étaient peu rentables avant le deviennent (comme l'exploitation pétrolière off shore) et la recherche d'innovations techniques est stimulée. Alors que les énergies renouvelables sont par définition quasi inépuisables et présentes abondamment. Pour autant, les réserves d'énergies fossiles sont encore importantes : 30 ans pour le pétrole, 60 ans pour le gaz et 400 ans pour le charbon en 2004. Nous noterons qu'il existe de nombreuses estimations parfois contradictoires sur les réserves de pétrole faisant varier les chiffres entre 30 à 200 ans... Leurs gisements sont géographiquement limités puisque le Moyen orient détient environ 70% des réserves connues de pétrole, et les pays de l'ancienne Europe de l'Est, de l'ancienne URSS et du Moyen orient détiennent 80 % des réserves connues de gaz. Ce qui engendre une tension sur les prix et une insécurité sur l'approvisonnement. De surcroît, selon D. Losman, les Etats-Unis dépensent de "30 à 60 milliards de dollars chaque année pour assurer la sécurité des réserves de pétrole du Moyen Orient, alors que ses importations en provenance de cette région se sont montées à 10 milliards de dollars seulement par an entre 1992 et 1994" Le premier choc pétrolier de 1973 a incité les pays industrialisés (les plus gros consommateurs de pétrole) à se tourner vers des énergies alternatives. "Mais cela s'est fait, notamment en France, au profit d'une autre énergie fossile, et donc non renouvelable : le nucléaire, c'est ce que l'on appelle, en économie, l'effet de verrouillage technologique." (M.Baudry, faculté de sciences économiques de Rennes 1,). L'accroissement important de la demande de pays comme la Chine (x3 en 2 ans), la vétusté des infrastructures des pays de l'OPEP (notamment en Arabie Saoudite) et les tensions géopolitiques (conflits en Irak, ...) accroissent la tension sur le prix du pétrole (jusqu'à 80 dollar actuellement). L'insuffisance de l'offre pourrait être une cause majeure de tension voire d'apparition d'un 3ème choc pétrolier. Les combustibles fossiles contribuent massivement au réchauffement progressif de la Terre par le phénomène de "l'effet de serre" à cause du CO2 que leur combustion rejette dans l'atmosphère tout en la polluant. Par exemple, suite aux accords de Kyoto, l'Allemagne est parvenue à elle seule à économiser quelque 50 millions de tonnes de CO2 (BMU, 2004). La crainte de l'énergie nucléaire, de ses déchets et les risques de prolifération des armes nucléaires. D'autant plus que les programmes nucléaires devant prendre le relais des réacteurs classiques s'avèrent couteux et complexes. Les sources conventionnelles d'énergie présentent des risques de catstrophes majeures : fuites radioactives, explosions de gazoducs... Il y a permanence et aggravation du non-développement économique et social de pays et régions qui ne peuvent avoir accés à des formes modernes d'énergies, notamment l'électricité (environ deux milliards de personnes n'y ont pas accès). Les investissements pour y parvenir sont trop lourds et l'approvisionnement de tels systèmes en énergies fossiles importées ménerait ces pays à une dépendance énergétique inacceptable. Or, l'utilisation d'énergies renouvelables assure une gestion intelligente des ressources tout en développant l'emploi local. Ceci est également valable pour les pays industrialisés comme l'Allemagne où 135 000 nouveaux emplois sont issus des ER (BMU, 2004). Ces principales constatations ont conduit à un accroissement des recherches vers les énergies dites renouvelables qui utilisent des flux inépuisables d'énergies d'origine naturelle (soleil, vent, eau, croissance végétale...) Pour autant, ces énergies de l'avenir ne couvrent encore que 20% de la consommation mondiale d'électricité avec l'hydroélectricité qui représente 92,5% de l'électricité issue des ER (biomasse 5,5%, géothermie 1,5%, éolien 0,5% et le solaire 0,05 %).
L'utilisation de ces énergies n'est pas récente (moulins, feu de bois...) et nous présenterons ici uniquement celles qui sont virtuellement inépuisables, très peu polluantes et qui bénéficient d'avancées technologiques et de processsus de développement depuis les années 70.
A ce titre, nous distinguerons l'énergie solaire, l'énergie éolienne, l'énergie, les énergies liées à la biomasse, le biogaz, les biocarburants et la géothermie.
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L'ENERGIE EOLIENNE
15/09/2005 23:16
Energie éolienne
ll Comment ça marche ? Une éolienne transforme l'énergie cinétique du vent en énergie mécanique. Soit cette énergie est utilisée directement comme dans les éoliennes de pompage ou les anciens moulins à vent (essentiellement pour moudre le grain). Soit elle est transformée en électricité via une génératrice. Dans ce cas, on parle d'aérogénérateurs. Deux utilisations différentes sont possibles: La principale est le couplage de l'aérogénérateur sur le réseau. C'est la filière où, jusqu'à présent, le plus de recherches et d'expériences ont été réalisées car c'est la plus performante. La seconde est l'utilisation de l'installation en tant que groupe électrogène éolien. Dans ce cas, on vise surtout les régions isolées.
Historique : La propulsion d'embarcations au moyen de voiles a peut-être été la première utilisation de l'énergie éolienne. On sait que les Sumériens connaissaient déjà en 3500 ACN les voiles de toile. Les premières machines à vent, elles, datent de l'Antiquité. Les premiers moulins éoliens étaient, eux aussi, munis de voiles tendues. Ils apparaissent au 7e siècle en Perse sur les plateaux de la province du Seitân. Ils consistaient en une roue à aubes à axe vertical entraînant directement une meule. Le premier niveau du bâtiment comprenant la roue à aubes était ouvert aux vents dominants. La meule, axée sur la roue, était placée au deuxième niveau . Ce n'est qu'en 1105 que sont mentionnés pour la première fois en Europe les moulins à vent: une bulle papale autorise l'abbé de Savigny à installer des moulins à vent dans les diocèses de Bayeux, Coutances et Evreux. Début 13e siècle, les moulins à vent sont répandus dans presque toute l'Europe et particulièrement aux Pays-Bas où ils étaient utilisés pour créer des polders. Ces moulins devaient être fixes ou sur pile avec tout le corps pivotant pour faire face aux vents changeants. Fin 14e siècle apparaît le moulin à calotte pivotante. Dès lors, il ne fallait plus bouger que la partie supérieure du moulin pour faire face aux vents changeants. Jusqu'au 19e siècle, les moulins éoliens ne connurent plus d'innovations déterminantes si ce n'est dans les systèmes de régulation. Fin des années 1870, le Nord-américain Start Perry conçoit un aéromoteur qui connaîtra le succès dans les exploitations agricoles aux fins de pompage et drainage. La roue (de 1 à 3 m de diamètre) de ce moulin, dotée de 100 à 150 ailettes, entraînait, par l'intermédiaire d'un vilebrequin, un pompe à piston.
Quelques années plus tard, ce type d'éolienne fut couplée à des générateurs d'électricité et deviendra ainsi un aérogénérateur. En 1927, le Français G. Darrieus brevète une éolienne muni d'un rotor bipale à axe vertical de 20 m de hauteur et 10 kW de puissance. Actuellement, la majorité des éoliennes sont munies de rotor bipale, parfois tripale, à axe horizontal. ... Menu ... Le vent
D'où vient son énergie et de quoi est-elle faite? Du Soleil au vent Entre les pôles et l'équateur, le Soleil réchauffe le globe terrestre de manière fort inégale. Les écarts de température qui en résultent provoquent des différences de densité des masses d'air qui se traduisent par des variations de pression atmosphérique. Dès lors se crée un vaste mouvement des masses d'air des zones à haute pression vers les zones à basse pression. C'est ce mouvement qui constitue le phénomène général des vents à la surface de la planète. Mais la façon dont les vents s'orientent localement aux quatre coins de la planète obéit encore à d'autres lois très complexes de la dynamique des fluides, aux forces physiques résultant de la rotation de la Terre (force de "Coriolis"), à la présence des océans et des continents et de leur reliefs respectifs. Ceci qui explique la très grande variété des vents dominants qui caractérisent les diverses régions et climats du globe, selon les latitudes et longitudes. Le vent est donc une masse d'air en mouvement qui transforme l'énergie thermique que cette masse a retiré du rayonnement solaire en énergie cinétique. Deux paramètres essentiels caractérisent donc le vent. Le premier, déterminant quant à la quantité d'énergie qu'il est susceptible de fournir, c'est sa vitesse, et le second, c'est la direction de son déplacement. Le premier problème que pose la récupération de cette énergie gratuite et souvent abondante, c'est son instabilité. Certes, les données climatiques permettent, pour une région donnée, de définir le régime des vents dominants et leurs vitesses "moyennes" avec une bonne approximation sur l'année, ou même sur les saisons. A titre indicatif, pour la Belgique, la vitesse moyenne annuelle du vent à 10 mètres du sol est de 6,2 mètres par seconde au littoral, de 3,6 m/s à l'intérieur du pays et de 4,4 m/s sur le plateau ardennais. Mais il va de soi que cette donnée statistique est totalement insuffisante pour déterminer les caractéristiques auxquelles doit répondre une éolienne en un endroit précis. D'abord, parce que ces moyennes dissimulent les sautes d'humeur extrêmes que peut connaître le vent, que ce soit sous forme de calme plat persistant, de variations incessantes ou encore de rafales d'une violence rare. De plus, la vitesse et la direction peuvent être fortement influencées par les conditions locales du lieu d'implantation, notamment le relief et les obstacles avoisinants. Ceux-ci peuvent créer des turbulences importantes. Avant toute décision d'installation, une étude approfondie de ces conditions particulières s'impose. ... Menu ... Conditions d'implantation d'éoliennes
L'éolienne devra être : située sur un plateau ou une colline à pente faible (la vitesse du vent augmente avec la hauteur); sur une surface dégagée et régulière, à une distance suffisante (100 mètres au moins) des obstacles naturels (arbres, dénivellations,) ou artificiels (maisons, murs, poteaux). Ces obstacles créent, au vent et sous le vent, des turbulences qui perturbent considérablement la rotation régulière des pales de l'éolienne et peuvent provoquer, après une courte période d'utilisation, la destruction de la machine; orientées vers les vents dominants (d'où l'intérêt de mesurer, outre la vitesse du vent, sa direction). ... Menu ... Situation contemporaine En 2002, la capacité de production d'énergie éolienne en Europe a atteint 23 056 MW, dont 12 001 en Allemagne ; 4 830 en Espagne et 2 880 MW au Danemark. L'éolien a " le vent en poupe " (eh oui !) : 33 % d'augmentation de 2001 à 2002 Réalisations contemporaines Pour produire de l'électricité En Europe, ce sont les Danois qui furent à la pointe des réalisations à l'origine de la vague éolienne, les Hollandais les ont suivis puis les Allemands. Aujourd'hui, ce sont les Allemands qui ont ravi la première place pour la production d'électricité éolienne avec notamment l'éolienne tri-pales ENERCON (1993) de 40 m. de diamètre qui peut produire 1/2 MW.! Fin 1994, l'éolien européen couvrait les besoins en électricité d'environ 3 millions de personnes.
A
En 2010, la France a pour objectif de déployer une puissance installée comprise entre 7 000 et 14 000 MW. Or, début 2002, nous en étions à seulement 100 MW... Or, rappelons que la France dispose du meilleur gisement éolien d'Europe après le Royaume-uni.
Les réalisations actuellement en service grâce au programme EOLE 2005 sont : Donzère (Rhône-Alpes), Widehem (Pas-de-Calais), Goulien et Plouarzel (Bretagne), Portel-des-Corbières, Sigean et Souleilla Treilles (Languedoc-Roussillon), Torricella Ersa et Pietraggine Rogliano (Corse), Bouin (Vendée) et Petit Canal (Guadeloupe). Les éoliennes hors EOLE 2005 : Port-la-Nouvelle et Sallèles-Limousis (Aude) et Canal des Dunes (port autonome de Dunkerque - Nord) > Une éolienne de 2500 kW en quelques chiffres : hauteur de la tour : 80 m ongueur de pales : 38,8 m surface balayée : 5000 m2 vent de démarrage : 4 m/s vent d'arrêt : 25 m/s poids de la nacelle : 83 tonnes (+ rotor - moyeu : 36 tonnes) poids de la tour : 180 tonnes Production annuelle : jusqu'à 3 millions de kWh, soit environ la consommation de 700 foyers.
Depuis 2003, la Wallonie offre un système de certificats verts.Cette initiative est sans doute une des raisons du décollage spectaculaire de l'éolien dans cette région. Selon une directive européenne, la Belgique doit, d'ici 2010, produire au moins 6% de son électricité à base d'énergie renouvelable.
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GEOTERMIE
15/09/2005 22:50
La géothermie
IntroductionL'essentiel de la chaleur dégagée par la Terre provient de la radioactivité. C'est l'énergie nucléaire produite par la désintégration de l'uranium, du thorium et du potassium. Ce flux géothermique est si faible à la surface du globe qu'il ne peut être directement capté et en réalité on exploite la chaleur accumulée, stockée dans certaines parties du sous-sol (nappes d'eau). Cette eau est alors captée au moyen de forages.On véhicule ainsi la chaleur emmagasinée vers la surface pour l'exploiter. Le flux géothermique est particulièrement intense sur toute la côte ouest de l'Amérique, sur la côte est de l'Asie, ainsi que sur la "ceinture de feu" qui borde l'océan pacifique. Les caractéristiques du fluide géothermique extrait (température, composition) dépendent de celles de la formation géologique. Il en résulte une multiplicité de techniques et de modes de valorisation. C'est pourquoi on distingue plusieurs types de géothermie et deux filières en fonction des technologies utilisées et de leurs applications. Centrale géothermique, Islande Crédit : Hattori, Eiji (UNESCO) > La filière producion d'électricité cette filière concerne la géothermie haute énergie. La première centrale géothermique a été construite en 1904 sur le site de Larderello en Italie. A la fin de l'année 2002, la capacité géothermique installée dans le monde pour la production d'électricité était de 8356 MWe, en progression de 382 MWe par rapport à 2000 soit une augmentation de 4,8% (EurObserv'ER, août 2003)
Evolution de la capacité géothermique installée dans le monde pour la production d'électricité en MWe
Pour la France, la capacité géothermique du site de bouillante en Guadeloupe (21 GWh produits en 2002) devrait très prochainement passer à 15,3 MWe avec la mise en service en 2004 de Bouillante II (11 MWe supplémentaires). > La technologie du cycle binaireMise au point au début des années 80, le principe de production binaire d'électricité géothermique est d'utiliser l'eau des nappes aquifères pour chauffer un fluide intermédiaire (isobutane, isopentane, ammoniac) dont la propriété est de se vaporiser à une température inférieure à celle de la nappe. Il est donc possible de produire de l'électricité via cette vapeur pour des températures d'eau avoisinant les 100°C. Cette technologie devient l'un des systèmes les plus diffusés dans le monde. > La géothermie basse énergie
Chauffage d'une serre par géothermie Crédit : ADEME Les ressources géothermales dites de "basse énergie" se caractérisent par une température comprise entre 30 et 150 °C. Elles se rencontrent normalement à une profondeur moyenne de 1 000 à 2 500 m dans des formations rocheuses et perméables remplies d'eau, situées principalement dans des bassins sédimentaires de très grandes dimensions. Cependant, certaines nappes sont situées à moins de 100 mètres de profondeur mais leur température n'excède alors guère 30°C. L'eau chaude peut être envoyée directement dans les radiateurs lorsqu'elle est suffisamment pure et à des conditions de températures adéquates, sinon on utilise des pompes à chaleur géothermales (PACG). On distingue également : la géothermie sur nappe, avec deux forages sur une nappe phréatique à 8-10 m de profondeur le système rateau : des câbles sont enterrés horizontalement à faible profondeur (0,6 à 1,2 m) pour capter le rayonnement solaire qui chauffe le sol. On estime la surface nécessaire de 1,5 à 2 fois la surface habitable pour chauffer sa maison individuelle, ce qui implique donc un grand terrain. Enfin, les coûts de fonctionnement sont extrêmement bas : de 0,3 à 0,6 centimes d'euros le kw par h.
Domaines d'applications :
chauffage de logements, de bâtiments (60 à 80°C), serres (30°C), piscicultures (30°C), élevages d'animaux, séchage de produis agricoles, mise hors gel des routes (serpentins d'eau chaude sous le bitume à 30°C), climatisation ou réfrigération...
La géothermie "moyenne énergie"Elle exploite des gisements d'eau chaude sous pression dont la température est comprise entre 90° et 180°C. Ces gisements peuvent se trouver : dans des contextes géologiques propres à des profondeurs inférieures à 1000 m ou bien dans les bassins sédimentaires entre 2000 et 4000 m. > La géothermie haute énergieElle exploite des gisements de vapeur sèche ou humide (mélange eau + vapeur) à des températures supérieures à 150 K, en général à des profondeurs de 1500 m à 3000 m dans des zones de volcanisme ou de frontières de plaques où la géothermie est particulièrement intense. Cette ressource peut parfois se trouver à quelques centaines de mètres dans les zones anomaliques (limites de plaques). Par exemple, l'usine de Bouillante en Guadeloupe pompe l'eau et la vapeur chauffée à 240°C par le Volcan de la Soufrière pour produire de l'électricité.
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BARRAGE DE MANANTALI AU MALI
15/09/2005 22:46
Qu'est-ce que c'est?
En bref :
L'énergie hydraulique résulte du mouvement de masses d'eau coulant le long des pentes naturelles. Pour pouvoir transformer cette énergie en travail utile, il est nécessaire de la concentrer, soit en tirant parti de chutes naturelles, soit par l'aménagement d'un barrage de manière à obtenir une hauteur de chute et un débit suffisant pour installer une centrale.
Projet Régional Energie de Manantali Coût total du projet : 433 millions $ EU (259,8 milliards de FCFA Contexte
La situation énergétique au Mali se caractérise par l'absence de ressources pétrolières, la sous-exploitation du potentiel hydroélectrique existant, l'épuisement progressif des ressources forestières et la faible utilisation des énergies nouvelles et renouvelables. L'objectif spécifique du Gouvernement, relativement aux Énergies Nouvelles et Renouvelables (ENR), est d'accroître le taux de desserte de la population en électricité de 7 % en 1995 à 23 % en 2007, visant ainsi toute la population urbaine et les 3 % de la population rurale vivant à proximité des réseaux électriques. Les 77 % restants de la population rurale bénéficieront des énergies nouvelles et renouvelables pour la satisfaction de leurs besoins énergétiques.
Objectifs
Le barrage de Manantali représente un projet majeur, ayant pour but la mise en valeur de plusieurs centaines de milliers d'hectares de terrain par irrigation artificielle. Pendant la période des pluies, les eaux seront retenues dans le réservoir pour permettre un débit minimal de 100 à 200m3/sec., selon le scénario de gestion arrêtée dans le fleuve. C'est ainsi que le barrage rendra possible l'exploitation agricole aux riverains des fleuves Bafing et Sénégal et, en même temps, la navigabilité du fleuve Sénégal entre St-Louis et Kayes pendant toute l'année. En outre, le projet vise à : développer le potentiel énergétique du barrage de Manantali déjà construit, un bénéfice économique et financier pour contribuer à la satisfaction des besoins des trois Etats et, asseoir les bases d'un développement énergétique sous-régional ; consolider la coopération et la coordination entre les trois pays membres (Mali, Mauritanie et Sénégal) de l'Organisation pour la mise en valeur du fleuve Sénégal (OMVS) ; et mettre en place une organisation efficace pour faire fonctionner les équipements communs et établir des procédures de sécurité et de protection environnementale.
Description
Le projet comporte les composantes suivantes : construction d'une centrale, consistant en cinq unités (40 MW chacune) et du poste élévateur correspondant, sur le site du barrage de Manantali, y compris les travaux de génie civil, l'acquisition de matériels et la prestation de formation et de services conseils ; une ligne de transport de 225 kV reliant Manantali à Bamako à travers les nouveaux postes de Kita, de Kodialani et le poste terminal de l'EDM Sirakoro (322 km) ; une ligne de transport de 225 kV reliant Manantali au poste SENELEC de Sakal au Sénégal à travers les nouveaux postes de Kayes, Matam, Dagana et Sakal (820 km) ; une ligne de transport de 225 kV reliant Dagana à Rosso et Nouakchott (au poste SONELEC) en Mauritanie (226 km) ; et une ligne de transport de 90 kV reliant Matam et Kaédi (87 km) ; un centre de conduite à Manantali (dispatching) ; une liaison par fibres optiques sur l'ensemble du réseau HT pour la télégestion de l'exploitation du système énergétique. Principaux Résultats atteints Les nouveaux poste de Kita, Kodialani et le poste terminal de Sirakoro ont été receptionnés. Les travaux de construction des postes de Kayes, Matam, Dagana et Sakal débuteront incessamment.
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